vendredi 19 septembre 2014

Home sweet home


Un grand projet est en cours à Orchard House : la création d'un documentaire sur la maison qui a vu naître Little Women.

Orchard House renferme de nombreux trésors. 80% des objets présents dans le musée ont appartenu aux Alcott. Aussi, comment ne pas avoir l'impression qu'ils vivent toujours en ces lieux ?
A peine a-t-on franchi le seuil de la maison que l'on se sent comme enveloppé par leur présence et une chaleureuse bienveillance.
Il n'est pas étonnant d'apprendre qu'Orchard House est devenu aujourd'hui un lieu de pèlerinage pour de nombreux admirateurs de Louisa.

Le documentaire couvrira toute l'histoire de la maison, des années 1600 à nos jours. Il y a tant à apprendre sur elle ! Quel bonheur de savoir qu'elle nous dévoilera bientôt ses nombreux secrets, elle qui, à plusieurs reprises, a bien failli être perdue...

Je garderai toujours en mémoire ma première visite de cette maison qui véhicule tant d'émotion et d'énergie créatrice !

Pour que ce projet aboutisse, Orchard House a besoin de nous et de nos dons !
Vous en saurez plus en visitant ce site : https://www.kickstarter.com/projects/632439913/orchard-house


dimanche 31 août 2014

Louisa May Alcott de Vivianne Perret

Une biographie de Louisa signée par l'historienne Vivianne Perret sortira le 17 octobre ! Elle promet d'être passionnante !


Louisa May Alcott (1832-1888) est surtout connue pour être l'auteur d'un grand succès de la littérature jeunesse, Les Quatre Filles du docteur March. Mais avant d'être romancière, elle fut d'abord une femme de son temps. Dans une Amérique encore jeune, la petite Louisa grandit sous le regard des bonnes fées qui façonnèrent la conscience morale, politique et spirituelle des Etats-Unis. Entre Emerson et Thoreau, que les Alcott fréquentent assidûment, Louisa trace son chemin, à la force de son caractère bouillonnant. Fervente opposante à l'esclavage, elle va jusqu'à cacher des fugitifs et s'engage comme infirmière pendant la guerre de Sécession. Féministe avant l'heure, elle bataille toute sa vie pour dépasser sa condition et réaliser son rêve d'enfant : devenir écrivain. Sa persévérance paie enfin en 1868 - elle a alors 36 ans - lorsque Jo March et ses sœurs lui valent le succès qui fera d'elle une figure incontournable du panthéon littéraire mondial, façonnant l'imaginaire de millions de jeunes filles. Autour de ce personnage de passion, Vivianne Perret brosse la fresque littéraire et amoureuse d'une Amérique en pleine effervescence, d'une Amérique prenant conscience d'elle-même et s'inventant un rêve collectif qu'elle offrira bientôt au monde entier.

mercredi 13 août 2014

Louisa May's Battle de Kathleen Krull et Carlyn Beccia


I long to be a man ; but as I can't fight, I will content myself with working for those who can.

Voici un album très bien documenté qui traite de l'expérience de Louisa en tant qu'infirmière durant la guerre de Sécession. 
Tout commence par son voyage chaotique jusqu'à l'hôpital de Georgetown. On la découvre ensuite soignant et veillant les soldats blessés, se réjouir de la proclamation d'émancipation du 1er janvier 1863 puis tomber malade et être raccompagnée auprès des siens par son père.
Après deux mois de convalescence, Louisa reprend des forces mais n'aura jamais plus son énergie d'autrefois et elle perdra abondamment ses cheveux, my one beauty.
Les dernières pages nous présentent son désir inébranlable de gagner sa vie en écrivant.
I can write, and I'll prove it.




Clin d'oeil à May : on retrouve ici l'une de ses peintures qui orne la véritable chambre de Louisa.
(May Alcott Nieriker - source)

Voir aussi Hospital Sketches

vendredi 20 juin 2014

Sarn de Mary Webb

Petite pensée pour Louisa et Jo à la lecture de la vibrante histoire de Prue Sarn...

(Norman Rockwell)

Là-dessus, je courus au grenier où je pleurai longuement. Mais le calme et la solitude du lieu finirent par me réconforter. J'ouvris le volet qui donnait sur le verger et au bas duquel un grand poirier était dressé en espalier ; puis je sortis un tricot de mon réticule. (...) 
Je m'étais assise et je regardais les arbres verts, en humant l'odeur de notre foin apportée par la brise, odeur à laquelle se mêlait le parfum des églantines et des reines-des-prés fleuries sur les talus du verger. Je prêtais l'oreille au chant des merles proches ou lointains ; quand ils étaient loin, on pouvait à peine distinguer leur chant de celui des autres oiseaux, grives, roitelets, chardonnerets, mésanges, pinsons et bruants qui formaient un cercle magique. C'était un tissage fait à l'aide de nombreux fils et d'un maître fil d'or clair, musique très apaisante à entendre.
L'amour était peut-être ainsi, me disais-je, un assemblage de fils de toutes couleurs avec un maître fil d'or pur.
Le grenier touchait au chaume, et des nids nombreux s'étaient établis sous le rebord du toit d'où s'échappait l'incessant gazouillis des hirondelles. La fenêtre de ce grenier s'ouvrait dans un grand pignon et le toit descendait d'un côté jusqu'au sol, portant à son sommet une haute cheminée. Dans un coin des chevrons était caché un nid d'abeilles sauvages dont on entendait le doux murmure et qu'on voyait, matin et soir, aller boire en file à l'étang. A ce moment, le calme était si parfait, le verger au-dehors si vide, à part l'ombre claire des pommiers, si vides aussi les prés voisins, puisque Gédéon faisait les meules dans le dernier champ où j'aurais dû être à l'aider, qu'il me vint je ne sais d'où un sentiment de douceur pluis puissant que je n'en avais jamais éprouvé. Cela n'avait rien de religieux comme le bien que peut faire un texte entendu au prêche. C'était plus profond encore. On eût dit q'un être éblouissant venu de très loin, avait soudain envahi mon cœur. Tout prenait un autre aspect, plus clair, plus beau, comme il arrive parfois dans ces matins brillants qui succèdent à la pluie et font dire : "la journée est belle, le coucou va monter au ciel."

(extrait de Sarn de Mary Webb, Grasset, p.72)

dimanche 2 février 2014

Pensée

Une photographie de la tombe de Louisa prise cet hiver par un groupe de lycéens :

(source)

Je suis surprise et touchée de voir que ma petite pensée est toujours là...

May à Meudon

A Orchard House, on m'a communiqué l'adresse de la maison de May à Meudon. J'ignore d'où vient l'information et j'espère trouver aux archives de la ville, un document prouvant son installation dans cette demeure située non loin de l'Avenue du Château.
En attendant, voici deux photographies :





samedi 28 décembre 2013

Clin d’œil à Paris

Clin d’œil au film de 1994 aux Galeries Lafayette avec la bande originale de Thomas Newman :


(désolée, je ne suis pas parvenue à faire pivoter la vidéo)


A noter que cet après-midi à 15h15, TF1 diffuse un téléfilm de 2012 inspiré par le roman de Louisa : Le Noël des soeurs March
L'histoire se déroule au XXIe siècle. Jo, Meg, Beth et Amy March sont choquées d'apprendre que leurs parents prévoient de vendre la maison familiale après Noël. Le couple ne dispose plus des ressources nécessaires pour assumer son entretien. Jo demande à ses soeurs de l'aider à sauver la demeure. 
Je ne peux pas vous donner mon avis sur ce film car je ne l'ai pas encore vu. J'espère ne pas être trop déçue...


EDITION DU 30 DÉCEMBRE 2013 : 

J'ai finalement été très déçue par cette adaptation. A part Beth, j'ai trouvé les autres sœurs maniérées et pas très distinguées... Moderniser l'histoire était une bonne idée mais il était inutile, selon moi, de transformer autant les personnages! Les hommes sont caricaturaux et voir Laurie, par exemple, affalé sur le canapé, les jambes écartées avec une bière à la main, c'est franchement regrettable. Quant au professeur Bhaer, pour moi, il n'existe plus. Il a été remplacé par un minet sans aucune spiritualité.
On est très loin des Quatre filles du docteur March... 
Si vous êtes curieux, le téléfilm est disponible en replay sur le site de TF1.