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jeudi 28 novembre 2013

Happy Thanksgiving!


Il y a environ un an, je vous ai présenté la nouvelle de Louisa, An old-fashioned thanksgiving. Je vous propose aujourd'hui de découvrir un autre album illustré de cette charmante histoire.
Il s'agit cette fois d'illustrations en noir et blanc, sans doute au fusain, par Holly Johnson.

Happy Thanksgiving!




Voir aussi :
Article 1
Article 2

mercredi 12 décembre 2012

An Old-Fashioned Thanksgiving illustré par Jody Wheeler

Voici un charmant album à l'atmosphère chaleureuse, adapté d'une nouvelle de Louisa.
A lire pendant les fêtes!





Cette dernière image n'est pas sans rappeler Laura et Marie de La petite maison dans la prairie :

(An Old Fashioned Thanksgiving est disponible aux éditions Ideals Children's Books)

samedi 1 décembre 2012

Hospital Sketches


Hospital Sketches est paru en 1863 alors que Louisa se remettait tout juste de la typhoïde contractée à l'hôpital de Georgetown lorsqu'elle était infirmière durant la guerre de Sécession.

Ce texte a d'abord été publié sous la forme d'un feuilleton dans le journal Commonwealth avant d'être réimprimé sous la forme d'un livre par James Redpath.


Cet ouvrage, basé sur la correspondance de Louisa, traite de son expérience à l’hôpital de Georgetown, "Hurly-burly House" (Maison du Tohu-bohu) comme elle l'appelait.
Elle porte un regard acéré sur l'inorganisation qui y règne et sur l'incompétence des chefs qui amplifie le chaos ambiant en ne dirigeant pas d'une main de maître les infirmières, chirurgiens et autres personnels de l’hôpital.
Malgré l'horreur qu'elle côtoie pendant plusieurs semaines avant d'être elle-même souffrante, Louisa aime son rôle d'infirmière. Elle lave et raccommode le linge, panse les blessures, administre les médicaments, chante des berceuses pour apaiser les blessés, écrit des lettres à destination des familles... Elle travaille surtout de nuit et soutient ses grands bébés avec un courage exemplaire.

A travers ce texte, le lecteur peut découvrir le caractère bien trempé de Louisa, son courage et sa persévérance mais aussi son sens aigu de l'observation et de la critique ainsi que son rejet des conventions féminines. Ainsi, lors de son voyage en train, elle n'hésite pas à discuter avec son voisin malgré sa timidité et la bienséance. Elle discute avec lui de la guerre, du temps, de musique et même de philosophie. Rien à voir avec le comportement habituel des femmes de l'époque!

lundi 19 novembre 2012

Tilly's Christmas


Tilly's Christmas est une nouvelle provenant du premier tome de Aunt Jo's Scrap-Bag paru en 1871.
L'histoire est celle de Tilly, qui, rentrant de l'école, découvre un rouge-gorge presque mort de froid dans la neige. Ce petit oiseau tel un elfe de Noël, sera son plus beau cadeau, lui apportant plus de bonheur que n'importe quel trésor.


Cette petite histoire compte parmi mes préférées. Elle est toute simple mais représente à merveille l'esprit de Noël, dans ce qu'il a de plus pur.
En quelques lignes, Louisa dépeint un univers touchant, chaleureux, où les valeurs familiales, la générosité et l'imagination sont reines.

De plus, cette nouvelle n'est pas sans rappeler le charmant poème que Louisa écrivit à huit ans après avoir, elle aussi, sauvé un rouge-gorge du froid.

WELCOME, welcome, little stranger, 
Fear no harm, and fear no danger; 
We are glad to see you here, 
For you sing "Sweet Spring is near." 
Now the white snow melts away; 
Now the flowers blossom gay: 
Come dear bird and build your nest, 
For we love our robin best.



dimanche 18 novembre 2012

An Old-Fashioned Thanksgiving

An Old-Fashioned Thanksgiving est une nouvelle de Louisa qui provient du tome 6 de Aunt Jo's Scrap-Bag paru en 1882 aux éditions Roberts Brothers (les lecteurs ont néanmoins pu découvrir cette nouvelle en 1881 grâce au magazine St Nicholas).
Les scraps (restes) de notre chère Tante Jo ne comptent pas, selon Louisa, parmi ses meilleurs écrits d'où ce titre...
De mon côté, je trouve ces histoires charmantes! 

An Old-Fashioned Thanksgiving raconte l'histoire de la famille Bassett qui prépare tranquillement Thanksgiving quand on vient leur annoncer que l'état de santé de Grand-Mère a empiré. Les parents Bassett décident alors de la retrouver laissant leurs enfants seuls à la maison. Ces derniers se lancent un défi : préparer eux-mêmes le repas de Thanksgiving!

L'atmosphère est un peu la même que dans Les quatre filles du Docteur March lorsque nos héroïnes se retrouvent seules à la maison, à faire de leur mieux pour remplacer leur mère partie soigner leur père blessé sur le front.

Il existe un album qui semble ravissant (je vous en reparlerai ultérieurement) :


Il existe également une adaptation très libre de cette nouvelle : An Old-Fashioned Thanksgiving ou Contre tout l'or du monde.


Hélas, l'histoire n'a pas grand chose à voir avec la nouvelle de Louisa :

Isabella reçoit une lettre de sa petite-fille, Mathilda, qui lui décrit sa misère. Mary, sa mère, peine à exploiter sa ferme et à élever ses trois enfants depuis la mort de son mari. A l'approche des fêtes de Noël, Isabella décide alors de rendre visite à Mary, afin de l'aider financièrement. Mais les relations entre Isabella et Mary sont difficiles ; malgré ses difficultés, Mary reste fière et refuse toute aide de cette dernière. (allocine)

Ce téléfilm est assez joli et distrayant mais il manque peut-être un peu de rythme et d'originalité.
Le réalisateur s'est sans doute inspiré de Jo March pour son héroïne Tilly qui possède un fort caractère et qui écrit avec passion durant son temps libre.



Il existe une suite à ce téléfilm, An Old-Fashioned Christmas,qui, à ma connaissance, n'est pas encore disponible en DVD.




lundi 15 octobre 2012

Les yeux de Lady Macbeth


Avec Les yeux de Lady Macbeth, Louisa ose le fantastique et nous offre une histoire effroyable qui ne ressemble en rien à l'univers bien connu de l'auteur. Ce court roman de moins de cent pages a été publié sous pseudonyme comme bon nombre de ses histoires au goût de scandale. Oubliez donc la morale et les bons sentiments pour pénétrer dans la littérature à sensation... Un régal.

Ici, notre héros, un artiste solitaire, recherche désespérément un modèle pour peindre le regard fixe, atone, mais non dénué d'intelligence de lady Macbeth dans son sommeil halluciné et ainsi achever son tableau. Démoralisé, il fait un jour la rencontre d'une jeune femme au regard étrange et pénétrant puis devient prisonnier, non plus de son art, mais d'un envoûtement qui le lie à jamais à son modèle. 
Deux esprits s'affrontent dans une lutte acharnée, cruelle. Qui dominera? Et à quel prix?
Les rôles s'échangent, le pouvoir virevolte de l'un à l'autre et finalement, tous deux se perdent sous nos yeux effarés.

Je vous conseille vivement ce petit roman puissant pour découvrir une facette, plus sombre, de l'auteur des Quatre filles du docteur March.

Lady Macbeth somnambule d'Henry Fuseli (1784)

Les yeux de lady Macbeth est paru aux éditions Interférences (que l'on peut remercier pour leurs remarquables traductions de trois romans de Louisa méconnus du public français)
A lire, toujours aux éditions Interférences : Secrets de famille et Derrière le masque.

Sous les lilas



Autre roman jeunesse de Louisa May Alcott, Sous les lilas raconte l'histoire de Ben, un petit orphelin échappé du cirque où il est maltraité. Accompagné de son caniche Sancho, il trouve refuge auprès de la généreuse Madame Moss et de ses deux filles Bab et Betty.
La charmante voisine, Miss Célia, la bonne fée du roman, l'aime déjà comme une mère et le soutient à chaque épreuve.
Un étranger arrive alors que tout le monde est en plein préparatif de mariage. Aurait-il un lien avec Ben?
Je vous laisse le découvrir...

C'est un peu moralisateur encore une fois, mais touchant et tellement vivant!
Certains personnages de ce roman très attachant, m'ont fait penser aux malheurs de Sophie de la Comtesse De Ségur. En effet, Madame Moss et ses deux filles ne sont pas sans rappeler Camille, Madeleine et Madame de Fleurville.

Je le conseille donc à ceux qui aiment les histoires d'autrefois et qui n'ont rien contre les bons sentiments.

Sous les lilas est sorti en France aux éditions Hachette (bibliothèque rose) dans les années 50.

Les vingt ans de Rose


Que sont devenus nos huit cousins? Et Phoebe, la petite bonne que Rose avait prise sous son aile?
Rose a vingt ans et réfléchit sérieusement à son avenir. Comme dans le premier tome, elle est parfaite et ne pense qu'à faire le bien autour d'elle. Évidemment, le mariage est dans toutes les têtes mais il ne représente en rien une priorité. Avant tout, Rose veut faire quelque chose de bien de sa vie. Elle s'interroge : Comment gérer sa fortune de manière altruiste? Et comment aider l'un de ses cousins qui semble partir à la dérive un peu comme Laurie dans Les quatre filles du docteur March?
Quant à Phoebe, elle souhaite vivre de son art et mériter les attentions d'un autre cousin...
On ne suit pas réellement toute la ribambelle mais essentiellement Mac et Charlie.
A vous de découvrir la suite...

Ce tome est moins moralisateur que le précédent et plus centré sur les réflexions et interrogations de nos jeunes héros. Toutefois, à travers ce roman, Louisa semble vouloir avertir la jeunesse des dangers de l'alcool et de l'oisiveté. Chacun cherche donc sa voie avec plus ou moins de passion. Si Rose ne se laisse pas influencer en demeurant sur le droit chemin, l'un de ses cousins, lui, se risquera à quelques frivolités...

Encore un joli moment à passer au côté de Louisa...

Rose et ses sept cousins


Rose et ses sept cousins raconte l'histoire de Rose Campbell, une orpheline de 13 ans recueillie par ses tantes. Malgré la bonne volonté de celles-ci, Rose ne parvient pas à retrouver la joie de vivre. Il faudra attendre l'oncle Alec et ses méthodes d'enseignement avant-gardistes ainsi que la présence chaleureuse de ses sept cousins débordants d'énergie pour voir Rose s'épanouir.

La famille est très nombreuse alors voici un petit récapitulatif :

- Les grands-tantes de Rose : Miss Patience et Miss Prudence (Aunt Peace et Aunt Plenty en V.O.)
- Les tantes : Myra, Juliette (Jane en V.O), Clara et Jessie
- Les oncles : Mac (époux de tante Juliette) et Alec, le protecteur de Rose
- Les cousins :
* Le fils de tante Clara :
Charlie surnommé le prince charmant (Prince Charlie en V.O.)
* Les enfants de tante Juliette et oncle Mac :
Mac, le rat de bibliothèque
Steve, le dandy
* Les enfants de tante Jessie :
Archie, l'aîné des cousins
Georgie (Geordie en V.O.), Will et Jamie, le cadet

On retrouve dans ce roman un peu moralisateur, il faut bien le dire, quelques principes de l'éducation que Louisa a reçu de ses parents comme la nécessité de corriger son caractère dès le plus jeune âge et l'importance du sport pour les garçons comme pour les filles dans l'idée que seul un corps sain peut recevoir un esprit sain (esprit qui doit être amené à s'élever intellectuellement et spirituellement).
Comme dans les quatre filles du docteur March, le but à atteindre étant de devenir meilleure, Rose découvre le don de soi jusqu'au sacrifice ainsi que l'empathie. C'est auprès de Phoebe, la petite bonne de la maison mais également sa nouvelle amie, qu'elle découvre les plus belles valeurs humaines.

Voilà l'écueil des éducations actuelles. Toutes les maîtresses de pension semblent avoir pris pour devise : "Tout effleurer et ne rien apprendre." Moi, je dis au contraire : "Savoir peu, mais savoir bien".

Heureusement, le roman ne se limite pas à une succession de principes éducatifs. Les personnages sont très attachants et même si Rose est un peu trop parfaite à mon goût, j'ai eu plaisir à suivre ses petites aventures et à faire connaissance de ses cousins turbulents.

Rose et ses sept cousins est sorti en France chez Hachette (bibliothèque verte). J'ai la chance d'avoir trouvé ce roman illustré par de nombreuses gravures aux éditions La guilde des jeunes Lausanne. Je n'aime pas trop les illustrations de la bibliothèque verte trop marquées par les années 50 à mon goût (Rose porte un charmant pantalon sur l'une d'elles). En revanche, dans mon édition, le roman se termine sur une conclusion inexistante dans la version originale intitulée sept ans après.

Je lis actuellement la suite de ce roman, Les vingt ans de Rose (Rose in bloom). Je vous en parle prochainement.

samedi 13 octobre 2012

Titres disponibles en français


- Les quatre filles du Dr March, traduction Paulette Vielhomme-Callais, France, Folio Junior, 2003. 
- Les filles du Dr March se marient, traduction Claude Lauriot-Prévost, Paris, Casterman, 2004. 
- Le rêve de Jo March, traduction Claude Lauriot-Prévost, Paris, Casterman, 2004. 
- La grande famille de Jo March, traduction Claude Lauriot-Prévost, Paris, Casterman, 2004. 
- Les quatre filles du pasteur March, traduction de Malika Ferdjoukh, Paris, L'école des loisirs, 2010. 
- La filleule du Dr March, traduction de Denis-François, France, Hachette, 1956.
- Rose et ses sept cousins, traduction Stahl et Lermont, Suisse, La guilde des jeunes Lausanne, 1959. 
- Les vingt ans de Rose, traduction Olivier Séchan, Paris, Hachette, 1957. 
- Jack and Jill, traduction Denis-François, Paris, Hachette, 1962. 
- Sous les lilas, traduction Olivier Séchan, Montrouge, Hachette 1976. 
- Derrière le masque, Paris, Interférences, 2002. 
- Secrets de famille, Paris, Interférences, 2003. 
- Les yeux de Lady McBeth, Paris, Interférences, 2004. 
- Pour le meilleur, pour le pire… et pour l’éternité, traduction Anouk Neuhoff, Mesnil-sur-l’Estrée, Calmann- Lévy, 1996.